Koko, QI de 90 et star de cinéma
Koko parle anglais, maîtrise un vocabulaire de près de
2000 mots et cette gorille femelle a obtenu un résultat de 90
au test du QI.
Elle rêvait de parler avec les animaux et elle l'a fait
! En 1971, l'américaine Francine Patterson visitait le zoo de
San Francisco lorsqu'elle tomba en arrêt devant la cage d'un
bébé femelle gorille. Un coup de foudre qui allait devenir une
très belle histoire, celle du gorille Koko, à juste titre
considéré aujourd'hui comme l'animal le plus intelligent au
monde. A l'époque étudiante en psychologie, Francine Patterson
souhaitait étudier le langage des grands singes dans le cadre
de son mémoire de fin d'étude.
Le temps a passé et elle a fini par y consacrer sa vie
entière. Un peu plus d'une trentaine d'années ont passé,
désormais Koko parle anglais et si elle n'a jamais maîtrisé
l'accent d'Oxford, elle comprend près de 2000 mots du langage
courant ainsi que des centaines d'expressions du langage des
signes. Elle sait donc exprimer sa jalousie, sa joie, sa
tristesse et encore bien d'autres sentiments. Symbole de la
consécration, Koko est devenue la star d'un film sur sa vie,
"Koko, le gorille qui parle", réalisé par Barbet Schroeder en
1978. Il y a quelques années, Koko a même tenu un chat sur AOL
aux Etats-Unis. Le premier chat interespèces de l'histoire
!
L'année dernière, Koko a refait parler d'elle à cause
d'une rage de dents, parvenant à communiquer précisément son
niveau de douleur sur une échelle graduée de 1 à 10. A l'aide
de tableaux où des pictogrammes représentent différents états
d'humeur, Koko peut suivre une conversation et même
argumenter. Histoire de faire taire les mauvaises langues qui
doutaient de ce gorille pas comme les autres, Koko a donc
effectué un test de QI où elle a obtenu le score surprenant de
90 points. C'est à dire tout près de ce que l'on considère
comme le score moyen de référence pour les êtres humains (100
points).
Ce travail mené sur de longues années a permis d'en
savoir beaucoup plus sur l'intelligence des gorilles. Francine
Patterson a ainsi pu démontrer qu'ils portent en eux la
quasi-totalité des aspects du comportement humain à une
échelle simplement moins développée. Quand on sait que le
patrimoine génétique de l'homme est commun à plus de 95% avec
celui du singe, on comprend mieux les prouesses réalisées par
Koko. Anthropomorphisme ? Dans certains pays, on se demande si
la place des gorilles est vraiment au zoo. Ainsi, en
Nouvelle-Zélande, une loi votée il y a peu de temps les
protège contre la détention et les expériences
scientifiques.